LE DANGER DU MINISKI

 

 

 

 

Depuis le 19 février 2004, date de la saisie de mon accident par la COMMISSION DE LA SECURITE DES CONSOMMATEURS, plusieurs choses ont évolué dans le bon sens pour la sécurité de tous.

 

 

 

La Commission de la sécurité des consommateurs (CSC) attire l'attention sur les risques liés aux miniskis (encore appelés snowblade ou skiboard). Lorsqu'ils ne sont pas équipés de fixations déclenchables, ce qui est le cas de la majorité d'entre eux, ils peuvent provoquer de très sérieuses blessures, avertit-elle dans un communiqué. La CSC demande aux fabricants d'intensifier leurs recherches pour la mise au point de fixations à déclenchement adaptées à l'usage de ces miniskis, ce qui permettrait de réduire le nombre de fractures plurifragmentaires de la jambe. En attendant, elle déconseille aux débutants, et surtout aux enfants, l'usage de miniskis non pourvus de fixations déclenchables et souhaite qu'une information en ce sens soit relayée par les fabricants et les loueurs de matériels.*

*Extrait du journal: Le Quotidien du Médecin.  

 

 

Résultat rendu le 10 Février 2005

LE DANGER DES MINI-SKIS

AVIS RELATIF AUX MINI-SKIS - CSC

AVIS RELATIF A LA SECURITE DES MINI-SKIS DGCCRF

A suivre...



 

 

 

 

 

 

Présentation du produit incriminé

Le Miniski de type "Snowblade" est le roller «inline» des neiges.

Existe en trois longueurs (de 99,9 cm 80 cm 60 cm), en dessous d'un mètre, échappant ainsi à l'obligation de fixation de sécurité.

Le petit modèle est réservé au «freestyle». Le plus grand autorise de vrais virages.
Le modèle intermédiaire permet à la fois le «freestyle» et un peu de pistes.

Facilité d'utilisation, le ski étant très court, on est obligé de trouver son centre de gravité très rapidement.

Facilité d'adaptation, l'expérience tient autant du roller «inline» que du ski.
 Le miniski enfonce dans la poudreuse.
 

Vitesse maximum 35 à 40 km/h, au-delà, le ski se met à flotter.
 

Tous les types de remontées mécaniques ne sont pas autorisés aux miniskis.
Pas de déclenchement des fixations.


 

 

 

 

 

 

 

 

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Lancé en 1997 par Salomon, le SNOWBLADE a été conçu pour être pratiqué sans bâtons. Il permet de tourner dans toutes les directions : patiner, virer très court, effectuer des sauts. Un skieur moyen peut apprendre en une heure les principes de base.

Le problème est que rares sont les loueurs qui préviennent que ces skis sont dépourvus de fixation déclenchables... Vu le phénomène de mode actuel, beaucoup de débutants commencent le ski par ce produit "facile" afin d'aller au plus vite sur les pistes plutôt que de passer des heures à apprendre sur des skis alpins. Il en résulte une augmentation de la gravité des chutes avec fracture de type spiroïdale avec des conséquences graves et longues, 6 mois minimum, sans compter les séquelles.

Ne pas oublier que le loueur est dans l'obligation de par l'article 1147 du Code civil, de vous prévenir que ce type de ski est dépourvu de fixation déclenchables et représente un risque.

 

Article 1147 du Code civil
« Le débiteur est condamné, s'il y a lieu, au paiement de dommages et intérêts, soit à raison de
l'inexécution de l'obligation, soit à raison du retard dans l'exécution, toutes les fois qu'il ne justifie
pas que l'inexécution provient d'une cause étrangère qui ne peut lui être imputée, encore qu'il n'y
ait aucune mauvaise foi de sa part ».